vendredi 23 juin 2017

  • Faycelles vous accueille...

    Faycelles vous accueille...

    Commune du département du lot,arrondissement de Figeac ,diocèse de Cahors, Faycelles a une superficie de 1323 hectares et sa population était de 629 habitants en 2011.
    Elle occupe un plateau situé sur les derniers contreforts du Massif Central...

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  • Que d'Histoire !

    Que d'Histoire !

    L'existence de Faycelles est attestée vers la fin du IVe millénaire avant Jésus-Christ. La population vivait alors sous la falaise qui s'étend vers l'ouest de l'actuelle localité. La tradition le rapporte. Des traces encore visibles d'habitations le confirment, notamment des trous creusés dans la roche pour recevoir la charpente. Un très vieux cimetière, au milieu duquel, par la suite, a été construit un pigeonnier que l'on voit encore...

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  • Faycelles autrefois...

    Faycelles autrefois...

    "Ah ! Qu'il était beau mon village, Faycelles, mon cher pays...

    Et c'est pour cela qu'on dit, D'La Madeleine à Cambonis : Faycelles, c'est l'Paradis !"


    Folklore local.

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1°semestre 2017


Misère et désolation ! Une fois de plus, le pays allait se remettre à l'ouvrage pour réparer les ruines qu'avait accumulées le récent conflit. Elles étaient considérables. A la fin de 1622, le régiment de Vaillac prit ses quartiers d'hiver aux environs de Figeac, "mais le pays était en friche et le régiment ne trouvait aucun vivre". Il dut décamper.
Une lettre conservée par Mr. Lafon de la Valleinerie est également significative. Elle est datée du 2 août 1622. Le destinataire en est Jean Peyrefiche qui fut consul de Figeac vers cette époque : il était sieur de Malaterre du chef de de sa femme. L'auteur de cette correspondance est Jean Viguié, bourgeois de Figeac et de Faycelles, époux d'Antoinette Gualieu, également de Faycelles. "Monsieur, dit-il, nous ayant les gens de guerre fort gâtés et ruinés pour longtemps qu'ils ont demeuré dans ce pays, (ce) qui est cause que nous vous prions nous accommoder d'une paire de pistoles pour subvenir à une affaire qui nous presse, et je vous les tiendrai en compte dûr, Monsieur, votre très humble cousin et serviteur". Mais surtout, nous avons, comme témoignages directs et autorisés, les procès-verbaux d'une enquête menée par Mr. de Poussagues, lieutenant principal du sénéchal de Cahors, sur les effets de la guerre de 1622 en Quercy. Ils donnent des détails très précis sur la situation du pays à cette époque.
"Méric Domergue, praticien de Cajarc, dépose être véritable qu'au commencement de l'année 1622, le seigneur duc de Sully et son fils, comte d'Orval, ayant pris les armes contre le Roi, ils auraient mis de grandes et fortes garnisons aux villes de Figeac, Cajarc, Capdenac, Cardaillac, et Monseigneur le Maréchal de Thémines en
aurait mises d'autres dans les lieux circonvoisins, lesquelles picorant et rognant les unes sur les autres, aurait enlevé tout le bestial de labourage, de sorte que cinq à six lieues à la ronde auraient été entièrement dévastées". "Méric Vilhiès, procureur du siège de Figeac, dit qu'il est très notoire que le seigneur duc de Sully et le comte d'Orval, son fils cadet, mirent une grande et forte garnison dans la ville de Figeac, de laquelle ils chassèrent tous les Catholiques, pillèrent, ravagèrent tous leurs biens au commencement de l'année passée 1622, ensemble mirent grand nombre de gens de guerre dans la ville et château de Capdenac, au fort de Cardaillac et firent rebeller la ville de Figeac ... pour résister auxquels désordres, ledit seigneur maréchal de Thémines aurait conduit la plus grande partie de l'armée du Roi et grand nombre de cavaliers et de gens de pied, lesquels auraient mangé et consommé tous les vivres, foins et fourrages que les Catholiques auraient sauvé des mains de leurs ennemis".
"Pierre Dalaman, docteur et avocat en la Cour, présidiale de Quercy, natif de la ville de Gramat, témoigne savoir que les villes de Figeac, Cajarc, Capdenac, Cardaillac, les châteaux de Carlux, La Treyne, les forts de Terrou, Vetrières et autres, s'étant révoltés en l'année 1622, les garnisons des gens de guerre, qui étaient en icelles, auraient tellement couru et ravagé le pays, qu'ils n'auraient laissé boeuf ni vache, ni autre bestial servant au labour et culture des terres".

LE MARTYRE DU PERE DESCROZAILLES de Faycelles,
Prieur des Augustins de Figeac le 23 décembre 1576.
Nous n'avons pas voulu interrompre le récit des guerres qui ont ensanglanté et réduit le pays à la misère à la fin du XVIe et au début des XVIIe siècles. Force nous est donc de faire ici un retour en arrière pour raconter un épisode douloureux de ces luttes religieuses : le martyre d'un enfant de Faycelles, le Père Descrozail-les, prieur des Augustins de Figeac. Le 23 décembre 1576, Figeac est prise : les Protestants font irruption dans la ville et se répandent dans les couvents pour en massacrer les religieux. Un détachement se porte sur la résidence des Augustins située au Faubourg du Pin. Le Prieur, le Père Antoine Descrozailles, y célébrait la messe. Ce religieux était originaire de Faycelles" Figeacensis patris, domo Phaycoelianus" dit le texte des "Flosculi".
Au moment où Les Protestants font irruption dans l'église, le célébrant vient de terminer la consécration. Il se hâte de consommer les Saintes Espèces. On essaye de lui arracher le calice de la bouche. Le prêtre résiste si bien que la coupe, dit-on, portait encore, au début du XIXe siècle, la trace des dents du confesseur de la foi. Irrités de n'avoir pu s'emparer des Saintes Espèces, les assaillants se jettent sur lui, déchirent ses habits sacerdotaux, le ligotent et le somment d'abjurer sa foi catholique. Le prêtre refuse. On le dépouille alors de ses habits, on l'attache sur un banc près de la cheminée de la cuisine où l'on allume un grand feu. En même temps qu'on le fait rôtir devant ce brasier, on fait couler sur son corps des gouttes de lard enflammé. Le souvenir de ce supplice s'est perpétué jusqu'à nos jours dans la tradition locale. Il a fourni le sujet d'un tableau, reproduit en double exemplaire, dont l'un était exposé dans le sanctuaire de Figeac, l'autre ornait le réfectoire du couvent de Toulouse. Peut-être est-ce celui de Figeac qui était au presbytère de Faycelles. Pendant ce cruel martyre, les bourreaux ne cessent d'insulter leur victime lui promettant toutefois de cesser leurs sévices s'ils obtiennent d'elle le reniement de sa foi. Le Père Descrozailles reste inébranlable. On le somme de révéler l'endroit où il cache l'argent du couvent. Le Père réfléchit un moment et consent à le leur livrer. Les bourreaux lâchent alors leur victime, le débarrassent de ses liens et l'abandonnent à son triste sort.

Le religieux se traîne jusqu'au pressoir de la communauté. Il y reste étendu sans recevoir aucun secours, tant est grande la panique dans toute la ville. Son neveu, qui habitait au château de Faycelles, ayant eu vent du supplice infligé à son oncle, accourut courageusement " a Phaycoelii castello" et réclama le corps du confesseur de la foi. « C’était un homme bon et juste qui attendait le Royaume de Dieu comme du reste tous les autres habitants de ce château" dit à son sujet, en latin, le texte des Flosculi, "lesquels habitants, pour affirmer leur foi chrétienne, confiants dans la solidité de leur place forte, parés contre toute attaque, n'avaient jamais prêté leur concours aux forfaitures des Calvinistes et, souvent même, avaient repoussé leurs assauts" - ce qui est un beau compliment, tant pour le neveu que pour les habitants de Faycelles dont la fermeté dans la foi est ici soulignée avec force. Après l'avoir cherché en vain dans tout le couvent désert, le jeune homme finit par découvrir son pauvre oncle à toute extrémité dans le pressoir. Il se hâta de le charger sur sa monture et de l'emporter à Faycelles, pour le mettre à l'abri des remparts qui, tant de fois déjà, avaient défié les assaillants. Malheureusement, les sévices avaient été trop violents et les blessures reçues ne pouvaient laisser espérer un rétablissement. De fait, au sommet de la côte, vers Ferrières donc, par où passait à cette époque le chemin de Figeac à Faycelles, le moribond rendit son âme à Dieu. Son corps fut inhumé dans le cimetière de la localité, dans un endroit volontairement tenu secret pour éviter que les Protestants ne viennent s'acharner sur son cadavre ; peut-être dans cet angle sud du cimetière où, dit-on, il ne faut enterrer personne "parce qu'un saint y repose".
Par ailleurs, l'abbé Combelles se fait l'écho d'une tradition encore vivante selon laquelle "en faisant la route qui va à Ferrières, non loin de la Croix Blanche, les ouvriers trouvèrent les habits sacerdotaux qui auraient enveloppé le cadavre du Père Antoine Descrozailles". On le voit, l'énigme du lieu de la sépulture reste entière.

LE XVIIe ET LE XXVIIIe SIECLES.
LA COMMUNAUTE. La Communauté de Faycelles était administrée, aux XVIIe et XVIIIe siècles, par quatre consuls ayant chacun leur rang. L'un d'eux, ou les quatre solidairement, font fonction de collecteurs d'impôts. Ils sont nommés pour un an seulement, en principe le l° janvier, date fixée par "une ancienne coutume", à l'issue de la messe, sur la place publique, devant l'église, sous l'ormeau. Toute la communauté est convoquée ; les participants, nombreux, sont dits constituer "la plus saine partie des habitants et paroissiens". Il y a là toute la bourgeoisie du pays, les marchands, les corps de métiers et les gros propriétaires, désignés généralement sous le nom de "laboureurs". Le notaire est toujours présent et dresse le procès-verbal de la séance.
Les consuls sont choisis sur une liste, dressée par Monseigneur l'Intendant ou son subdélégué à Figeac, en fonction de la fortune personnelle de chacun, car les collecteurs sont responsables sur leurs propres biens de la rentrée des deniers royaux. Pour cette raison, la charge n'est pas enviée. On la récuserait plutôt. Le climat de cette réunion ne ressemble en rien, on le voit, à celui des périodes électorales pour le renouvellement des conseils municipaux. C'est qu'en effet, le poste n'est pas une sinécure et tous le redoutent pour ses inconvénients. La responsabilité des consuls est polyvalente. Ils sont les percepteurs de l'époque. C'est Bonaparte qui créera plus tard, dans le cadre d'une réorganisation des finances, dont sa politique intérieure et extérieure avait besoin, un corps de fonctionnaires spécialisés dans le recouvrement de l'impôt. Pour l'heure, cette tâche est assumée par les consuls sur lesquels le pouvoir central se décharge du soin de tenir les cadastres et le porte-faix, de répartir les charges fiscales sur les "redevables", comme on disait alors, d'appliquer, avec le concours de l’appareil judiciaire, les
diverses les diverses pénalités prévues contre les contribuables récalcitrants, qu'il s'agisse de saisis de biens ou de logement d'archers. Ils sont également les recruteurs de soldats de milice et nous verrons plus loin les soucis que ce rôle leur occasionne. De plus, si des troupes logent à proximité en quartiers d'hiver, ils sont aussitôt requis de porter le fourrage et l'avoine dont la cavalerie a besoin et de lever les impôts militaires tels que le taillon, l'ustensile et l'étape. Ils interviennent dans les nombreux procès où la Communauté est engagée de façon quasi permanente. Ils gèrent les biens de la collectivité, président les délibérations sous l'ormeau, à l'issue de la messe dominicale ou des vêpres. Ils connaissent aussi des affaires de police locale et arbitrent les conflits entre particuliers pour obtenir des parties en cause un rangement à l'amiable moins coûteux que la procédure tatillonne de l'époque. Il faut reconnaître que, sous ce rapport, leur efficacité n'est pas toujours vérifiée, car l'esprit de chicane est assez à la mode, comme il arrive souvent entre gens pauvres qui défendent leurs biens avec d'autant plus d'âpreté que leur fortune est modeste. Ils sont souvent sur les routes qui mènent à l'Election (Figeac), à la Seigneurie (Montsalès) ou à la Généralité (Montauban), à moins qu'ils n'en aient appelé à la Cour des Aides de Toulouse et de Montpellier. Heureux encore si, pour y parvenir, quelque épidémie ne les oblige pas à faire un détour pour s'y rendre. Ils séjournent alors une semaine ou plus dans ces villes où ils ont leur procureur, tantôt croquant le marmot à la porte des commis de justice ou des hommes de loi, dont l'intervention est aussi nécessaire qu'onéreuse, tantôt comparaissant à la barre comme témoins pour défendre les intérêts de la Communauté dont ils portent, bien malgré eux, les soucis. Il leur arrive aussi de conduire à Rodez, Peyrusse ou Montauban des soldats souvent rétifs qui leur créent mille ennuis et qui n'ont de volontaire que le nom. Leur rôle en toute occasion est varié et le plus souvent ingrat.
Parmi tous les documents de l'époque qui nous font connaître ainsi indirectement leurs attributions, les plus instructifs sont, sans conteste, leurs états de compte. Ils sont si détaillés qu'il est possible, à travers la sèche nomenclature de leurs dépenses, de les suivre au jour le jour, tout au long de leur année consu-laire. En effet, en fin de mandat, ils remettent à la Communauté, après qu'il ait été vérifié et arrêté par un ou plusieurs contrôleurs, désignés par les administrés eux-mêmes, le bilan de leurs recettes et de leurs dépenses. Ils le font avec un luxe de détails et une précision qui témoigne à la fois de leur honnêteté scrupuleuse et des exigences très démocratiques des contribuables. A travers ces états, l'historien suit au jour le jour la vie de ces administrateurs bénévoles et polyvalents aux prises avec les tracas les plus divers.
Certes, il y a des ombres au tableau ; ils renâclent devant la fonction consulaire, parfois même ils la récusent carrément. Ils sont quelquefois en retard pour la faction du rôle ou le versement, entre les mains du receveur, des sommes levées en quatre tranches trimestrielles. Il leur arrive de se tromper dans leurs calculs. Ils ne rendent pas toujours à temps leurs comptes à la Communauté. L'administration centrale est là qui veille, qui stimule, menace et parfois inflige des amendes pour punir l'indolence.
Surtout, ils ont la lourde charge de répartir les impôts sur chaque tête. Bien sûr, ils ont avec le cadastre et le porte-faix une base objective qui leur permet une répartition équitable. Mais, allez donc convaincre le contribuable que la quote-part qui lui est assignée est juste ! Surtout quand celui-ci est insolvable, ce qui est souvent le cas en ces temps où les disettes sont fréquentes. Il leur faut procéder à des saisies de biens, mettre en branle l'appareil de justice contre les pauvres gens qui sont leurs compatriotes, parfois leur voisin,, qu'ils rencontrent quotidiennement sur les chemins qui mènent aux champs ou à l'église ; il leur faut dépêcher des archers qui vivent aux crochets de la famille jusqu'à ce qu'elle ait payé son dû. Demain, car leur mandat est de courte durée puisqu'il n'est que d'un an, ils rentreront dans le rang. Mais pendant ce temps-là, ils auront accumulé sur leur tête des inimitiés, voire des haines, qu'ils traîneront leur vie durant, parfois.
Par ailleurs, dans ses délibérations, la Communauté ne facilite pas toujours leur rôle. Loin d'entériner purement et simplement les suggestions des consuls, elle les discute, les modifie, les approuve ou les rejette, au cours de
débats parfois fort animés, qui mettent en évidence le caractère fortement démocratique de cette gestion communautaire. On le vit bien lors des discussions concernant le transfert de l'église. Le ton ne fut pas particulièrement amène.

LA PAROISSE. L'église de Faycelles, située à Rigant, à la distance d'un kilomètre du bourg, était de ce fait mal commode. Sa position écartée obligeait à des déplacements quotidiens. Il fallait, en outre, chaque fois, assurer dans les deux sens le transport des objets du culte, trop précieux pour être abandonnés dans un lieu désert. Surtout, l'édifice était laissé sans surveillance, à la merci des rôdeurs de toutes espèces. De nombreuses déprédations y avaient été commises. Un transfert s'imposait. Il avait été demandé par l'évêque, Monseigneur Alain de Solminhac, au cours de ses visites pastorales dans la paroisse.
Une première tentative pour résoudre le problème eut lieu en 1648. Elle avorta. Le projet fut repris plus tard, en 1695, avec succès, non sans peine. Il rencontra une opposition violente, de la part notamment des populations de La Valade et de Gaillot qui voyaient ainsi s'éloigner l'église. Les difficultés finan-cières furent grandes. La forte personnalité de l'abbé de Laurency, curé de Faycelles à l'époque, vint à bout des résistances inévitables qu'entraîne toujours le bouleversement des habitudes acquises. Le 16 juillet 1696, à la demande du curé et des habitants, l'évêque de Cahors promettait "aux dits paroissiens de construire (au sens de : "Caesar pontem fecit" ... ) une nouvelle église à l'endroit et place joignant la maison presbytérale du lieu". Ce qui fut fait en 1697. L'abbé Combelles nous a laissé la description de cet édifice qu'il a démoli en 1886 pour construire l'actuel lieu de culte. Ce bâtiment ne présentait aucun cachet : ce n'était qu'une vaste salle, sommairement ornée, qui n'avait rien de comparable avec l'église romane de Rigant. A peine terminée, elle s'avéra trop petite ; il fallut l'agrandir de trois toises. Mr. de Laurency, visiblement, avait sacrifié à l'utile et construit l'édifice en fonction des ressources réduites dont il disposait, trois ans après la terrible disette qui avait fait périr le tiers au moins de la population en une seule année. Les multiples réparations, devenues nécessaires en 1791, 1800, 1810, 1821, 1825 et surtout 1834, quand la toiture s'effondra, témoignent de la fragilité des matériaux utilisés.
Le transfert du culte dans la nouvelle église du bourg et la désaffection de Rigant à la fin de 1697 ne désarma pas les oppositions, bien au contraire. Un profond malaise s'ensuivit. Un procès fut intenté, devant l'évêque de Cahors, contre le curé, par les habitants de La Valade, le Mas du Noyer et Gaillot. Les décisions incohérentes de l'Ordinaire n'arrangèrent pas les choses. Des résistances se manifestèrent longtemps encore. Des habitants de La Valade se font inhumer dans le cimetière, sans la présence du prêtre et sans que le corps soit passé par l'église, fait inouï à l'époque. Un cas semblable se produit encore en 1732. Les rancunes sont tenaces. Notons cependant que c'est surtout à partir de 1711, lors de l'avènement d'un nouveau curé, que le conflit se rallume. La forte personnalité de l'abbé de Laurency avait fini par avoir raison des oppositions, non sans peine cependant. Il faut dire qu'à l'époque les curés régnaient sur leur paroisse. Déjà, dans la période précédente, avec les Lentillac, les Guisbert de Méalaret, les Bessières, la tendance dynastique était à la mode, les curés se succédant d'oncle à neveu. Le fait est plus frappant encore à partir du milieu du XVIe siècle où la sujétion de la paroisse par rapport à l'abbaye sécularisée tend à se relâcher. La cure de Faycelles devient alors en quelque sorte un bien de fille. De la famille des de Laurency qui se succéderont dans ce poste d'oncle à neveu, du début du XVIIe siècle jusqu'en 1734, en alternance d'ailleurs avec Livinhac qui semble être un autre fief de cette puissante maison de Figeac.

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