vendredi 23 juin 2017

  • Faycelles vous accueille...

    Faycelles vous accueille...

    Commune du département du lot,arrondissement de Figeac ,diocèse de Cahors, Faycelles a une superficie de 1323 hectares et sa population était de 629 habitants en 2011.
    Elle occupe un plateau situé sur les derniers contreforts du Massif Central...

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  • Que d'Histoire !

    Que d'Histoire !

    L'existence de Faycelles est attestée vers la fin du IVe millénaire avant Jésus-Christ. La population vivait alors sous la falaise qui s'étend vers l'ouest de l'actuelle localité. La tradition le rapporte. Des traces encore visibles d'habitations le confirment, notamment des trous creusés dans la roche pour recevoir la charpente. Un très vieux cimetière, au milieu duquel, par la suite, a été construit un pigeonnier que l'on voit encore...

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  • Faycelles autrefois...

    Faycelles autrefois...

    "Ah ! Qu'il était beau mon village, Faycelles, mon cher pays...

    Et c'est pour cela qu'on dit, D'La Madeleine à Cambonis : Faycelles, c'est l'Paradis !"


    Folklore local.

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1°semestre 2017


DANS LA MOUVANCE DE L'ABBAYE DE FIGEAC.
Le fait. Le texte le plus ancien mentionnant Faycelles et son église de Sainte-Marie-de-Rigant comme dépendance de l'abbaye de Figeac est la Charte de fondation octroyée .à ce monastère par Pépin le Bref en 755. Dans ce document, adressé à tous les chrétiens, le roi annonce la construction de cette abbaye, lui transfère les biens provenant du monastère de Jovan, ou Juvan (probablement Lunan) et énumère ses appartenances, parmi lesquelles notre village : "Conferimuetiam villam nostram quae dicitur Fiscella cum ecclesia de Reganto" (15).
Malheureusement, ce manuscrit est un faux, fabriqué, selon toute vraisemblance, vers 1085, à l'occasion du fameux procès qui dressa, à cette époque, l'une contre l'autre, les deux abbayes rivales de Conques et.de Figeac. Son but manifeste est de démontrer la subordination de la première par rapport à la seconde.
Néanmoins, même si le "terminus a quo" se situe au XIIe siècle, cette pièce atteste l'ancienneté de notre rattachement à l'abbaye de Figeac. Cela suffit à l'objet de notre étude.
Cette subordination est confirmée par la suite par des documents d'une authenticité indiscutable. Ainsi, la chronique du monastère de Figeac signale qu'en 1146, l'abbé Adalger fit une chute de cheval et se cassa une jambe au château de Faycelles, au cours d'une visite qu'il y faisait en tant que suzerain. En 1257, l'évêque de Cahors contestait les droits de l'abbé sur certaines églises de la région, et notamment sur celle de Sainte-Marie-de-Rigant. Un acte de 1265 qui fixait l'attribution des églises relevant de l'abbaye à chacun des dignitaires du monastère, précise que l'église de Rigant fut une de celles qui étaient rattachées à la manse abbatiale. Vers 1557, selon Champeval de Vyers se référant aux papiers de M. de Gironde de Faycelles, le Chapitre en corps percevait dans la paroisse le revenu du Mas de Labat (16). Cette ferme, située au Mas de Castagner, était tenue jadis, aux XVIIe et XXVIIIe siècles, par une branche de la famille Jausions, précisément surnommée Labat (en occitan : l'abbé). Enfin, c'est un fait que l'Abbé de Figeac tenait château à Faycelles, comme en témoignent de nombreux actes datés de ce lieu. Le site en faisait un centre de villégiature agréable. Jean de Narbonnes, notamment, y fit de fréquents séjours vers 1455. La dépendance de la seigneurie de Faycelles par rapport à l'abbaye de Figeac ne fait donc pas de doute, au moins à partir du XIe siècle.
Les droits. En tant que seigneur temporel, l'Abbé de Figeac exerçait à Faycelles le droit de justice. Le souvenir des fourches patibulaires se retrouve dans le nom, aujourd'hui inusité, mais attesté au XVIe siècle, d'un lieu-dit : "Les Fourches", au sommet de la colline des Arnauds, à proximité de l'intersection de deux voies antiques : le chemin de Toirac à Figeac, et celui de Carayac à Capdenac. Le chanoine Albe, dans ses notes, mentionne même un "puech de las justitias", dont il ne reste pas de trace dans la mémoire collective et qui s'identifie sans doute avec le précédent.
L'Abbé de Figeac arrentait les terres qu'il possédait à Faycelles. Les tenanciers lui en rendaient hommages. Des fermiers généraux étaient chargés de recueillir les redevances pour le compte du seigneur. De nombreux actes font foi d'un tel statut économique. Notamment : l'acte de dégrèvement de 1394, destiné à repeupler Faycelles après le cataclysme de la Guerre de Cent Ans ; l'acensement à Bernard Lavernhe, en 1432, du moulin bâti sur le ruisseau de Gaillot (actuellement : moulin Borie), moyennant six setiers de froment, mesure de Figeac, l'acensement, aux mêmes conditions, aux frères Cabriers, en 1478, d'un autre moulin situé sur le Lot (actuellement : domaine Cavalerie), à une époque où la rivière venait baigner le pied des collines.
Il percevait en outre la dîme. Une hutte de pierre, ou "caselle", sise au Batut, porte encore de nos jours le nom de "caselle de la dîme", parce que c’est là qu’on en rassemblait le produit.
En 1630, elle correspondait au onzième de la récolte. L'Abbé en abandonnait une partie au curé pour sa portion congrue. Elle rapportait alors 150 charges de froment et 150 charges de vin.
Dans l'acte de dégrèvement de 1394, sont enfin mentionnés comme impôts dus à l'Abbé : le cens (droit sur les terres), la taille (taxe sur les personnes et les biens), la rente- en espèces ou en nature - (à la suite de l'aliénation d'un fonds), la bladade (redevance en grains pour chaque bête de labour), la dîme des récoltes, et les droits de justice.
Outre l'Abbé de Figeac, étaient possessionnés aussi à Faycelles : les seigneurs de Béduer, de Capdenac, de Larroque-Toirac ; à certaines époques, les Bénédictines de Londieu, le prieuré d'Espagnac, la dame de Leymei mais surtout des bourgeois de Figeac, grands accapareurs de terres au détriment de l'abbaye qui les vendait pour résoudre ses problèmes financiers.
Les litiges furent fréquents, on l'imagine sans peine. Ils se produisaient soit avec les tenanciers - ainsi en 1473, Pierre de la Bessière et Etienne Agelou étant syndics, plusieurs causes sont pendantes devant les "Grands Jours du Duc d'Aquitaine"- mais surtout avec les seigneurs voisins.
Il faut dire que l'enchevêtrement des juridictions était alors inextricable. Ainsi, en 1230, Arnaud Barasc de Béduer ne revendiquait rien moins que les droits sur la seigneurie même de Faycelles : il fut débouté de ses prétentions. "Arnaud Barasc, dit la sentence des prud'hommes, paiera, quittera, déguerpira et se désemparera, pour lors et pour toujours, en faveur de l'église de Figeac, de l'Abbé et dudit couvent, tous les droits, la directe et les actions qu'il a, devait et pourrait avoir en la ville et seigneurie et appartenances de Faycelles, sauf pour ce qu'il a au communal dudit lieu". De même, au XVIIIe siècle, des difficultés surgissent avec le seigneur de Capdenac au sujet de certains hameaux tels que La Cassagnole, La Madeleine, La Valade, etc. ...
LA BASTIDE DE FAYCELLES.
Dans la première moitié du XIIIe siècle, lors du mouvement communal, à une date incertaine que l'on peut situer vers 1230, par référence aux localités avoisinantes et à' la dernière trace d'occupation de la "Crosa de La Mostarda", les coutumes de Faycelles furent reconnues par l'Abbé de Figeac.
Le village abandonne le pied de la falaise. Il y fut relayé par une léproserie, attestée par un legs que fit, en 1343, le cardinal de Montfavet, en faveur des "cassotz" de Faycelles par l'intermédiaire de Bertholomévia, tante d'Arnaud de Bouxal, commanderesse de ladite "malaudia".
Il s'établit sur la crête voisine où il s'érigea en bastide. Les documents de l'époque parlent à son sujet de "La Bastizo", et l'actuel "fond de Faycelles", situé au pied de l'ancien château, est désigné par l'expression : "polio de la bastizo". Les rues se coupent en angles droits selon une disposition caractéristique des bastides de ce temps-là, visible encore de nos jours sur le terrain, plus encore sur la carte dite " du Consulat", conservée aux Archives du Lot. Celles qui dévalent vers l'Est débouchaient sur l'ancien chemin de Toirac à Figeac, par un goulot à visée défensive dont il reste encore un témoin. Sur le pourtour, les maisons aux murs élevés, aux ouvertures placées très haut pour être inaccessibles, formaient remparts à elles seules. Les toponymes encore en usage sont typiques : La Barrière, Le Portail, La Tourelle. Ceux que l'on trouve dans les documents du passé ne le sont pas moins : la maison du "Fort", la "Terrasse", la place "Gaillarde", la "Porte Faute", la Porte Basse", le "Barri de Callot", le "Barri de Carbes" …

Peut-être le château était-il antérieur à la bastide. En effet, selon Champeval de Vyers (16), vers le IXe siècle, L’Abbaye de Figeac avait construit, pour sa défense, une ceinture de fortifications qui le protégeaient de tous côtés.

Il est possible que celui de Faycelles l'ait couverte sur les rives du Lot. Ce qui expliquerait que, vers l'an 1037, déjà, selon Guillaume Lacoste, vers 1155 selon Debons, Adalger, quatorzième Abbé de Figeac, ait fait, au cours d'une visite seigneuriale, une chute de cheval au "château" de Faycelles.
A en juger par la description qui en est faite dans l'acte de vente de 1756, il comportait un local, une enceinte et un patus. Le local était situé sur l'emplacement actuel de l'église. L'enceinte passait certainement par la maison Denoits. Le patus s'étendait entre les deux. Une chapelle existait dans ce château : sa présence est déjà suggérée, par voie d'opposition, par la dénomination d' "Eglise Basse" attribuée à Notre-Dame de Rigant ; elle est attestée en outre par un acte de mariage célébré en 1456 "in capella dicti castri", plus tard par un devis de réparation de la maison Denoits, enfin par un acte d'abjuration du protestantisme qui se déroula dans la chapelle du château le 3 juin 1677.
Une maison sise dans le patus, largement ouverte sur la vallée, comportant jadis deux cheminées monumentales, devait constituer la salle des gardes.
Les "Heures" du château de Faycelles sont le reflet de l'histoire du pays. En 1369, il tomba aux mains des Anglais. Relevé après la Guerre de Cent Ans - un acte signale une "muretta nova" en 1463 - il est, au XVe siècle, la résidence d'été des Abbés de Figeac qui y signent de nombreux documents. En 1476, Amalric Quellenetz est capitaine du fort pour le compte de l'Abbé. Le capitaine Marquès le commanda plus tard, au moment des Guerres de Religions, pour le compte, cette fois, des Hébrard de Saint-Sulpice qui ont, entre temps, acheté la seigneurie, ainsi qu'il sera dit plus loin. Les Catholiques de Figeac, persécutés, après la prise de la ville par les Protestants, à la suite de la trahison de la femme du premier consul qui leur en livra les clés, se réfugient, en partie, derrière ces murailles et en renforcent la garnison. C'est de là qu'ils feront, avec les gens de Faycelles et de Loupiac, une tentative pour libérer Figeac qui restera aux mains des Huguenots. Mais Faycelles en commande l'accès par un côté et généra considérablement le ravitaillement, plus important alors que les dogmes en litige. Aussi, les Protestants viendront-ils, le 3 avril 1589, assiéger le château de Faycelles et le bombarder avec leurs pièces d'artillerie. C'est là enfin que vécut le neveu du Père Descrozailles, martyrisé à Figeac, dans le couvent des Augustins dont il était le supérieur. Le château résistera cette fois à tous les assauts et il faudra, à la fin du conflit, que le chef de la Ligue en personne vienne désarmer les Catholiques de Faycelles et les persuader de la sincérité d'Henri IV converti au catholicisme.
De nouveau, en 1614, lors d'une reprise des luttes religieuses, les Catholiques de Figeac viendront chercher refuge à l'abri de ses remparts.
Mais justement ces derniers soubresauts des Guerres de Religion ont manifesté une fois de plus le danger que faisaient courir au pays les rivalités féodales. La politique de Louis XIII, aidé en cela par le cardinal de Richelieu, sera dominée par le souci de centraliser le pouvoir. Dans ce but, l'assemblée des notables de Paris, réunis par le Roi en 1626-1627, décrète le démantèlement des forteresses, signe efficace du pouvoir des Grands.
Le château de Faycelles qui avait eu naguère son époque de gloire, no-notamment combe uni des principaux bastions de la résistance catholique dans le Figeacois, fut dès lors abandonné. Le seigneur de Montsalès, qui en était devenu propriétaire, n'apporta aucun soin à l'entretenir. En 1750, Jean Bazelle, marchand du lieu, en rachète les ruines et les dépendances. Durant la Révolution, Charles Puel de Gaillot se portera acquéreur de ce qu'il en reste, croyant que cette propriété est tombée dans le domaine des biens nationaux. Il sera débouté de sa requête. Le 16 février 1811, le droit de propriété est confirmé à Pierre Bazelles. Mais un peu plus tard, en 1845, le Conseil de Préfecture déclarera que, le propriétaire ne payant plus les rentes, et le créancier
ayant disparu, la commune devenait de plein droit possesseur des ruines du château et de son emplacement. La municipalité fit enlever une partie des déblais qui encombraient la place et les rues adjacentes ; elle fit niveler le terrain en construisant un mur d'un mètre cinquante de hauteur. C'est sur cet emplacement que sera édifiée, en 1886-1888, par l'abbé Combelles, l'église actuellement existante.
LE XVe SIECLE.
Faycelles était sorti exsangue de la Guerre de Cent Ans. Quand les Anglais prirent le château en 1369, il n'y eut aucun rescapé : tous les habitants étaient fugitifs, tués ou prisonniers. Pendant vingt-cinq ans, le pays resta désert. L'Abbé de Figeac s'en plaint amèrement dans un document de 1394.
En effet, cette année-là, pour repeupler ses terres, par acte notarié il promet à tous ceux qui viendraient s'y installer l'exonération de tout impôt pendant quatre ans. Deux familles, cette année-là, s'y étaient établies : Jean de la Roquette et Gaillard Dominici, un nouveau venu et un ancien.
De toute part, la population afflue, de la montagne surtout, l'homme subissant inéluctablement l'attrait des terres plus chaudes, selon la loi dûment établie par Emmanuel Le Roy Ladurie dans "Les paysans de Languedoc".
Quelques lignes maîtresses se dégagent de la confrontation des documents de ce temps-là. L'ancienneté de certains patronymes qui figurent encore dans les premiers registres paroissiaux conservés de 1675 : Perrié, Henric, Laborie, Autruy, Galieu, Bouyssou, Delbos, Delcamp, Valet, Cavarroc, Delort, Labeyssière, Delsal, Bessière, Jausions, Marquès, Verdier. L'exogamie, importante à Faycelles à toutes les époques, s'affirme déjà : treize cas sur dix-sept mariages. La nécessité de réduire les frais généraux, de réinvestir dans l'exploitation en cette période de dé-frichement favorise la cohabitation des ménages, des générations et durant un temps assez court du moins, le phénomène de l'affrèrement, le même domaine étant cultivé dans l'indivis par plusieurs frères. La multiplication des mariages et des transactions, l'apparition de nouveau lieu-dit, le rétablissement du commerce attesté par la diversité d'origine des étoffes apportées en dot, manifestent une reprise importante de l'activité économique. Surtout l'acensement successif de trois moulins; à Lavernhe, sur le ruisseau de Gaillot, en 1432 ; à Jean Valeta et à Guillaume Perrié sur le Basacle à la Cassagnole en 1465 ; aux frères Cabriers, sur le Lot en 1478, rythme l'accroissement constant de la population à nourrir.
Les ruines de la Guerre de Cent Ans sont relevées, les remparts sont reconstruits : ainsi, le 17 janvier 1463, l'Abbé acense un patus pour bâtir une maison dans les appartenances du château, près de la "muretta nova" dudit castrum. Les maisons ruinées sont reconstruites en utilisant comme matériaux de réemploi les pierres des anciennes demeures incendiées par les Anglais et les routiers. Ce qui explique que nombre d'habitations actuelles portent encore la marque visible du feu, dans les caves surtout. De cette époque aussi datent sans doute les nombreuses cheminées qui ornent certaines vieilles bâtisses.
Les tenanciers de l'Abbé sont tenus d'assurer à tour de rôle la garde du château. L'activité professionnelle reprend peu à peu son visage divers. Certes, elle reste essentiellement agricole, conformément à la vocation du pays. Mais elle exige le concours de nombreux corps de métiers qui réapparaissent les uns après les autres : le meunier, ainsi qu'il vient d'être dit, le charpentier (1456), le charron (1451), le forgeron (fabre), le cordonnier (semellator ou sutor), un chaussetier et un payrolier (chaudronnier) en 1476. L'indispensable notaire enfin, dont on médit souvent pour son âpreté au gain, mais qui est le meilleur auxiliaire de l'historien pour ces époques reculées, car il est, par fonction, "conservateur" du passé.

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