jeudi 27 juillet 2017

  • Faycelles vous accueille...

    Faycelles vous accueille...

    Commune du département du lot,arrondissement de Figeac ,diocèse de Cahors, Faycelles a une superficie de 1323 hectares et sa population était de 629 habitants en 2011.
    Elle occupe un plateau situé sur les derniers contreforts du Massif Central...

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  • Que d'Histoire !

    Que d'Histoire !

    L'existence de Faycelles est attestée vers la fin du IVe millénaire avant Jésus-Christ. La population vivait alors sous la falaise qui s'étend vers l'ouest de l'actuelle localité. La tradition le rapporte. Des traces encore visibles d'habitations le confirment, notamment des trous creusés dans la roche pour recevoir la charpente. Un très vieux cimetière, au milieu duquel, par la suite, a été construit un pigeonnier que l'on voit encore...

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  • Faycelles autrefois...

    Faycelles autrefois...

    "Ah ! Qu'il était beau mon village, Faycelles, mon cher pays...

    Et c'est pour cela qu'on dit, D'La Madeleine à Cambonis : Faycelles, c'est l'Paradis !"


    Folklore local.

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MOEURS ET CROYANCES. La pauvreté du mobilier recueilli dans 30 tombes, et dont l'inventaire se réduit à l'énumération suivante : des tessons, une bague, un anneau et une croix de pierre grossière, semble indiquer que le niveau de vie de cette population était très bas. Les morts étaient enterrés nus, sans le moindre vêtement ni la moindre parure, sans cercueil, à même la pierre, par souci d'économie. La poterie est de facture très grossière et le forme des vases est commune.
Un examen attentif de la nécropole et des tombes révèle les rites funéraires en honneur dans le clan.
La technique de l'ensevelissement prévoyait la mise en place du cadavre, nu, sans cercueil ni brancard, ainsi qu'il vient d'être dit, allongé sur le dos, la tête tournée vers le ciel, les bras le long du corps ou repliés sur la poitrine (la place des humérus et des cubitus atteste les deux positions) (12). Puis on fermait l'auge par un couvercle constitué de deux ou trois couches de pierres plates et brutes. On déposait sur la tombe, généralement au pied, un ou deux vases du genre écuelle ou pot. Les débris trouvés à l'intérieur ont dû s'infiltrer entre les pierres mal jointes. Si les vases avaient été déposés à l'intérieur, on n'aurait pas trouvé de poterie à l'extérieur, surtout en une telle abondance relative. Enfin, on répandait par-dessus de la terre ou des cailloux pour cacher la sépulture et assurer son inviolabilité.
La cérémonie devait comporter un rite du feu, comme en témoignent certaines pierres rougies par la flamme, découvertes parfois à l'intérieur même des tombes. Ce rite peut recevoir diverses interprétations : soit en liaison avec la préparation du repas funéraire ou des offrandes alimentaires ; soit comme une coutume en relation avec le foyer ; soit enfin comme un rite spécifiquement religieux, le feu symbolisant le double (l'âme), et donc la survie.
Du reste, le soin avec lequel ces tombes étaient aménagées, leur orientation vers l'Est où le soleil se lève, le dépôt de vases comme l'isolement du site, témoignent avec évidence d'une conception spiritualiste de l'existence au sein de cette population.
LES SARRASINS.
Faycelles ne fut pas non plus épargné lors des invasions arabes du VIIIe siècle. Selon un manuscrit déposé aux archives de Conques par Bernard, écolâtre d'Angers, qui écrivait vers 1020, 'une troupe de ces envahisseurs, conduite par Ambiza, s'était fortifiée dans le château de Balaguier que certains identifient avec l'actuelle localité du même nom, «située au-delà du Lot, dans le Rouergue, à quelques kilomètres seulement. A partir de là, ils commettaient des exactions dans la région, pillant les lieux saints et vexant les ecclésiastiques, les moines et autres honnêtes gens » (« et alios homines probos »). Si proche, Faycelles ne manqua pas de recevoir la visite des pillards, d'autant plus qu'un chemin direct, correspondant à un gué du Lot, le reliait à la forteresse occupée par les brigands. De plus, l'isolement de l'église de Rigant en faisait une proie facile.
Deux légendes subsistent que nous avons déjà mentionnées et qui ont trait à ces incursions : celle d'un combat entre "Sarrasins" et autochtones, sur le plateau de la Graville, en bordure du chemin qu'empruntaient normalement les prédateurs ; celle des embarcations, chargées de victimes d'une échauffourée à Rigant, et qui auraient coulé à la suite de fausses manoeuvres dues à la précipitation.
Faut-il attribuer à des relations ultérieures plus pacifiques entre indigènes et envahisseurs le type maure que reflètent encore bien des visages à Faycelles et dans la région ? C'est possible.

L'EPOQUE CAROLINGIENNE.
Selon l'intéressante thèse récemment soutenue par J. Juillet (13), sur la base d'une impressionnante argumentation, c'est à Faycelles, plus précisément au village de la Cassagnole, que seraient nés, en 778, lors de l'expédition d'Espagne marqués au retour par l'épisode fameux de Roncevaux, les fils jumeaux de Charlemagne, à savoir : Lothaire, chétif de naissance, qui mourut prématurément à l'âge de deux ans, et Louis qui devait devenir deuxième Empereur d'Occident, sous le nom de Louis le Pieux, ou encore Louis le Débonnaire.
Les raisons alléguées par l'auteur ne manquent pas de poids. La philologie s'accommode fort bien du toponyme : La Cassagnole dérivant normalement de Cassinogilum ("Beaux Chênes", ou "Clairière de Chênes") mentionné dans l'acte de baptême des nouveau-nés. De plus, les routes conduisant d'Aix-la-Chapelle où résidait l'Empereur, en Espagne, but de l'expédition, passent par-là, surtout si l'on considère que la tactique de Charlemagne prévoyait de scinder en deux son armée, chaque corps attaquant par un côté des Pyrénées, afin de prendre les Sarrasins dans une tenaille dont les mâchoires se refermeraient sur Sarragosse ... Un tel ordre de marche, soit dit en passant, disqualifie les sites concurrents : Cassaneuil-en-Poitou, Cesseuil-en-Bordelais, Casseneuil-en-Agenais, qui sont beaucoup trop à l'Ouest, trop loin de la base d'opération ou en plein pays ennemi dans lequel on n'abandonne pas une épouse sans défense, sur le point d'accoucher. D'ailleurs, il est certain qu'au retour, Charlemagne est passé par le Quercy puisque, après avoir pris Cahors, remontant la vallée du Célé, il laissa sur le plateau voisin un de ses plus brillants officiers, Namphaise, qui devint l'ermite de Cagnac-du-Causse, - où sa mémoire est encore vénérée comme celle d'un saint. Du reste, dans le pays, les églises ne manquent pas qui perpétuent dans la pierre des chapiteaux le souvenir du grand Empereur d'Occident : à Toirac, par exemple, tout près de Faycelles et de La Cassagnole (14)
Surtout, il ne faut pas oublier que les Carolingiens étaient possessionnés à La Cassagnole, comme en témoigne l'acte d'échange, conclu en 819 par Pépin d'Aquitaine, fils de Louis le Pieux, avec l'évêque de Cahors, Angarius, auquel il céda ses biens paternels sis à "Cassinogilo" contre ce qui restait du monastère de Lunan tout proche.
On le voit, la localisation proposée par J. Juillet est solidement étayée et, à défaut d'une certitude impossible à établir, elle emporte tout au moins La conviction, surtout si l'on se réfère, pour le détail, à l'article précité.

.DANS LA MOUVANCE DU ROYAUME D'AQUITAINE.
Faycelles est mentionné pour la première fois, en 838, dans une Charte de Pépin d'Aquitaine, fils précisément de Louis le Pieux, né à La Cassagnole, ainsi qu'il vient d'être dit. Dans ce document, il est désigné comme faisant partie du domaine royal : "notre villa qui s'appelle Faycelles". C'est tout ce que nous connaissons de la condition politique de cette localité, à cette époque, par les textes du moins.
L'étymologie du nom, à condition toutefois d'user de toute la prudence nécessaire dans un domaine aussi délicat, autorise peut-être quelques conjonctures.
Et d'abord, quelle est la graphie exacte du toponyme ? Dans les textes latins les plus anciens, il est écrit : "Fiscella" ou "Fiscolla" (Pseudo-Charte de l'Abbaye de Figeac), ou encore "Fiscellum" (Cartulaire de Conques). Dans les deux cas, il est précédé de la mention : "villa nostra" (notre domaine), alors que, plus tard, il est question du "castrum" c'est à dire du château de Faycelles, notamment en 1455, où l'abbé Jean de Narbonnes est dit seigneur temporel
du lieu, et en 1478, dans l'acte d'acensement du moulin de Gaillot aux frères Cabriès. D'où il ressort que Faycelles, après avoir été une "villa", fut ensuite un "castrum: détail précieux à retenir pour la suite. Dans les textes français, plus influencés par le dialecte local, on trouve : "Fecella" (XIVe siècle) ; "Faysselle", "Foues-sele" (XVe siècle) ; "Faicelle", "Faysselle", "Faizelles", un peu plus tard. Il est fixé définitivement au XIXe siècle sous la forme actuelle : Faycelles, comportant un "s" final.
Diverses interprétations ont été avancées : "facere cellas" (abbé Combelles) : allusion aux habitations aménagées sous et dans la falaise ; "fagus" (hêtre) "Fascius", nom du propriétaire gallo-romain : supposition gratuite ; "Fay" (temple) et "ussel" "lieu élevé), en relation avec le temple découvert à Rigant : seulement, il est romain, et ces racines sont celtiques ... aurait-il été précédé d'un monument druidique, comme le suppose l'abbé Combelles ? Hypothèse incontrôlable ; « fais » (fardeau, en occitan), par référence à la difficulté d'accéder à un village en nid d'aigle, surtout quand on est lourdement chargé : "Celui qui veut faire de sa fille une ânesse, qu'il la marie à Faycelles" dit un proverbe ; enfin, pour ceux qui rêvent aux jardins suspendus de Babylone, ou aux "bancales" espagnols, " faissa " (terrasse, en occitan) : allusion à la disposition des jardins et des vignes dont l'étagement est soutenu par d'innombrables murettes. Avouons-le : aucune de ces interprétations ne nous paraît recevable.
La suivante (R. Sindou) peut paraître plus plausible. Elle fait dériver le toponyme "Faycelles" primitivement écrit : "Fiscella", précisément de "fiscella", diminutif de "fiscus" (bénéfice). Faycelles serait tout simplement un fief de moindre importance dont les revenus auraient été attribués à un vassal, laie ou ecclésiastique. Philologiquement, cette interprétation est correcte. De plus, le mot est attesté par le Glossaire de Du Cange, dont l'autorité paraît mieux assurée que les dictionnaires classiques, pour la période du moins où le mot a dû se former. Enfin, l'histoire corrobore cette version, puisque Faycelles a été, du fait, propriété de Pépin d'Aquitaine, puis de l'abbé de Figeac, qui tous les deux le désignent comme leur domaine : "villa nostra".
Mais alors, s'il est vrai que jadis Faycelles fut un "petit bénéfice", par le fait même, le statut juridique de ses habitants, les "Fiscalini", s'éclaire. Du Cange, en effet, en parle dans son Glossaire.
Il existait, dit-il, deux catégories de "fiscalini" (ou villani = vilains) et leur condition était bien différente.
Tout d'abord, des serfs proprement dits, qui ne jouissaient d'aucun des droits des hommes libres. On les nomme dans les Capitulaires des rois Francs : "serfs fiscaux". Les Capitulaires du Roi Dagobert ordonnent d'agréger à cette caste, vraiment déconsidérée, toutes les personnes mineures qui entretiennent entre elles des relations illicites. Les Capitulaires de Charlemagne interdisent de donner asile aux serfs fugitifs qui cachent leur état social. S'ils commettent quelque faute, ils doivent être battus, ce qui constitue la peine des esclaves. On le voit, il s'agissait là d'un véritable régime de caste.
Mais il existait aussi, heureusement, un autre type de serfs plus indépendants. Ce sont des feudataires, des vassaux, des "tenants" ou des "homines fisci" oui, lorsqu'ils appartiennent à un fiscus royal, ce qui était le cas pour Faycelles, le l'oublions pas ("villa nostra"), sont même appelés "hommes du Roi". Leur sort est bien meilleur. Ils ont la terré par droit de propriété. Dans certains cas même, comme en témoigne le Charte de Charles III, roi des des Francs, les serfs possèdent 1.c quart du domaine et n'ont d'obligation envers leur seigneur que pour une seule journée de travail, en utilisant toutefois leurs bêtes et leur matériel. Augustin Thierry, dans son "Récits des temps mérovingiens", nous a laissé de ces "fiscalins" une description colorée. Tel devait être le sort des habitants de Faycelles.

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