vendredi 23 juin 2017

  • Faycelles vous accueille...

    Faycelles vous accueille...

    Commune du département du lot,arrondissement de Figeac ,diocèse de Cahors, Faycelles a une superficie de 1323 hectares et sa population était de 629 habitants en 2011.
    Elle occupe un plateau situé sur les derniers contreforts du Massif Central...

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  • Que d'Histoire !

    Que d'Histoire !

    L'existence de Faycelles est attestée vers la fin du IVe millénaire avant Jésus-Christ. La population vivait alors sous la falaise qui s'étend vers l'ouest de l'actuelle localité. La tradition le rapporte. Des traces encore visibles d'habitations le confirment, notamment des trous creusés dans la roche pour recevoir la charpente. Un très vieux cimetière, au milieu duquel, par la suite, a été construit un pigeonnier que l'on voit encore...

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  • Faycelles autrefois...

    Faycelles autrefois...

    "Ah ! Qu'il était beau mon village, Faycelles, mon cher pays...

    Et c'est pour cela qu'on dit, D'La Madeleine à Cambonis : Faycelles, c'est l'Paradis !"


    Folklore local.

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1°semestre 2017


En fait, l'existence d'un temple romain à cet endroit n'aurait rien d'insolite. En effet, à proximité passe un de ces vieux chemins impériaux dont Pétrone disait c'en était plus facile d'y rencontrer un dieu qu'un homme". Sur cette même route antique qui relie Toirac à Figeac se trouve déjà, à cinq kilomètres de là, la paroisse de Frontenac dont l'église est bâtie sur les fondations d'un temple dédié à Minerve. Le lieu-dit voisin à nom "Fenouil", que d'aucuns (Dauzat) interprètent comme dérivé de "Fanum Novum" (Temple nouveau). Ce site élevé, dominant la vallée du Lot et largement ouvert sur un vaste horizon, convient naturellement à Mercure, divinité des hauteurs. Emile Mâle cite de nombreux cas de semblables successions ; "Il n'est guère de province, écrit-il, où l'on n'ait retrouvé, sous des églises anciennes, des restes de temple" (8). L'abbé Combelles, enfin,
ancien curé de la paroisse qui, en 1899, fit faire, à ses frais, des fouilles à cet endroit, et qui est de ce fait témoin oculaire, déclare que :" l'arrangement des pierres révèle la main des Romains. Les fondations souterraines que nous avons vues et qui ont été relevées à notre insu pour employer la pierre à la clôture du cimetière, nous ont révélé un temple de toute beauté".
Enfin, si, comme c'est probable, il faut situer à Capdenac-le-Haut, Uxellodunum qui fut, selon Hirtius, dans le livre VIII du "De Bello Gallico", le dernier bastion de la résistance gauloise à la conquête romaine, c'est dans la vallée du Lot, juste au-dessous du village de Faycelles, que fut établi le camp adossé à la rivière vers lequel les Gaulois drainaient le froment de la région avant de l'amener nuitamment dans la citadelle assiégée.
L'implantation des villes gallo-romaines au pied des collines ou dans le creux des vallons protégés du Nord par un éperon rocheux, à proximité des champs fertiles et des rivières poissonneuses, témoigne davantage d'un souci du confort que d'un objectif de défense. Manifestement, la "pax romana" règne dans la Gaule conquise par "l'Humanitas latina" plus encore que par les armes.
Bientôt, hélas ! Avant même le V° siècle, mais surtout à partir de cette époque, les frontières de l'Empire vont craquer sous la poussée des Barbares venus de la lointaine Asie par l'Europe centrale. Dans le cadre de ces grandes invasions, une tribu d'envahisseurs - des Wisigoths vraisemblablement - vint s'établir, peut-être vers le IVe siècle déjà (9), sur le plateau où se trouve le village de la Graville. Leur présence a été révélée ces dernières années par la découverte et l'investigation de la nécropole dite des "Sarrasins" où ils enterraient leurs morts.
Ce lieu-dit, de propriété communale, situé à deux kilomètres environ du bourg, au milieu d'un triangle constitué par le Mas de Francoal, le Puech et le Mas de Bessières, sur un des points culminants de la commune, est en fait une butte artificielle, autrement dit un tumulus. A proximité - le cas est fréquent - se trouve le dolmen du Mas de Bessières, et un peu plus loin celui de la Pierre Levée.
La tradition parle à son sujet d'un combat entre Sarrasins et autochtones et voit dans cette nécropole le résultat d'une lutte particulièrement meurtrière. Reconnaissons, avec Ferdinand Lot, qu'un chef sarrasin du nom d'Ambiza, vint effectivement, après Poitiers, se fortifier dans le lieu tout proche de Balaguier, à condition encore que cette localisation soit exacte, ce qui est contesté. Concédons aussi que la légende populaire a conservé le souvenir des déprédations commises par les Arabes sur cette rive droite du Lot, celui des embarcations sarrasines, immergées dans le Lot, après un combat, à la suite d'une fuite précipitée, et qui seraient visibles encore en période de basses eaux.
Mais, outre que le toponyme de "sarrasin" s'applique à tout site antique indistinctement, il est impossible, au terme de quatre campagnes de fouilles effectuées en ce lieu de 1964 à 1968, d'accréditer sur ce point la tradition populaire.
On en trouvera ailleurs le compte rendu détaillé (10). Contentons-nous d'en donner ici les conclusions. La nécropole des "sarrasins" est un cimetière barbare : la confrontation des données de la fouille avec l'ouvrage spécialisé d'Edouard Salin sur ce sujet ne laisse aucun doute (11). Elle date de la fin du IVe siècle - début Ve, comme en témoignent les indices conjoints de l'expertise des tessons par M. Fouet, chargé de recherches au C.N.R.S. à Toulouse et de la datation au carbone 14 effectué par le Centre de Gif-sur-Yvette.

L'examen attentif des données archéologiques nous permet de donner de cette population la description suivante portant sur son type physique, sa vie sociale, ses moeurs et ses. croyances.

TYPE PHYSIQUE. Des rapports médicaux, établis à partir de l'examen des squelettes, il est possible de dégager les traits suivants de cette race. La taille de ces hommes est élevée pour l'époque : elle varie entre 1,65 m et 1,70 m. Ils étaient de type dolycho. ou hypo-dolichocéphale. Leurs arcades sourcilières, bien que très marquées, n'atteignent pas un développement considérable. La face ne présente pas de prognathismes notables. La dentition est remarquable. Cependant des parodontoses, des abcès dentaires et des caries nombreuses et importantes sont à signaler. Un maxillaire inférieur, présumé de sexe féminin, se singularise par l'absence d'alvéoles dentaires au niveau des molaires et des prémolaires. A ce sujet, on pourrait invoquer une chute prématurée des dents, due à quelque processus pathologique, tel qu'une gingivite expulsive. Cette hypothèse pourrait être confirmée par le fait que la plupart des caries dentaires sont au niveau du collet proche de la gencive. A moins qu'il ne s'agisse d'une érosion par micro, traumatismes répétés, en rapport avec les habitudes sociales du groupe. Enfin, certains squelettes révèlent des traces d'arthrite vertébrale rhumatismale.

LA VIE SOCIALE. Cette population constituait un clan fermé, bien distinct du groupe autochtone qui habitait alors sous la falaise. Les Barbares enterraient leurs morts aux "Sarrasins", les Gallo-Romains à Rigant où l'abbé Combelles a découvert des sarcophages typiques de cette civilisation.
La fusion entre les deux groupes ethniques s'opéra vers la fin du VIe siècle, sous l'influence du christianisme. En effet, dans la nécropole des "Sarrasins", un seul emblème religieux a été découvert. Il s'agit d'une croix de pierre plate, légèrement renflée au centre, de façon d'ailleurs inégale, obtenue par l'abrasion des quatre angles de la croix, sur un matériau présentant des prédispositions à recevoir cette forme. Elle était située dans une tombe d'enfant, sous la couche inférieure du couvercle, juste au-dessus de la tête du défunt, "comme pour permettre au chrétien de contempler jusque dans la mort le symbole de son salut", ainsi que le note E. Salin qui a relevé ailleurs des faits similaires.
Or, si nous considérons que les nécropoles mérovingiennes étaient peuplées progressivement de bas en haut de la pente, qu'aux "Sarrasins" le sommet ne présente que des tombes raréfiées, que la sépulture dans laquelle cet indice de christianisme a été trouvé se situe presque au sommet du tertre, il semble qu'on soit en droit de conclure que la nécropole barbare a été abandonnée à partir du moment où la population, devenue chrétienne, a été contrainte, pour obéir aux lois de l'Eglise, de faire enterrer ses morts en terre bénie, "sous la goutte qui tombe du toit de la chapelle", comme dit délicieusement un texte ancien. De fait, l'abbé Combelles a découvert également à Rigant des formes de sépultures identiques à celles des "Sarrasins", avec la seule différence, de signification chrétienne du reste, que le visage du défunt était tourné vers la terre.

La fusion des cimetières semble être l'indice d'un rapprochement entre les communautés, par l'adhésion à une même foi.

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