mardi 28 février 2017

  • Faycelles vous accueille...

    Faycelles vous accueille...

    Commune du département du lot,arrondissement de Figeac ,diocèse de Cahors, Faycelles a une superficie de 1323 hectares et sa population était de 629 habitants en 2011.
    Elle occupe un plateau situé sur les derniers contreforts du Massif Central...

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  • Que d'Histoire !

    Que d'Histoire !

    L'existence de Faycelles est attestée vers la fin du IVe millénaire avant Jésus-Christ. La population vivait alors sous la falaise qui s'étend vers l'ouest de l'actuelle localité. La tradition le rapporte. Des traces encore visibles d'habitations le confirment, notamment des trous creusés dans la roche pour recevoir la charpente. Un très vieux cimetière, au milieu duquel, par la suite, a été construit un pigeonnier que l'on voit encore...

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  • Faycelles autrefois...

    Faycelles autrefois...

    "Ah ! Qu'il était beau mon village, Faycelles, mon cher pays...

    Et c'est pour cela qu'on dit, D'La Madeleine à Cambonis : Faycelles, c'est l'Paradis !"


    Folklore local.

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1°semestre 2017

 

 D'après "Il y a cent ans... UN VILLAGE QUERCYNOIS" fascicule N°1 "Au fil des siècles "du R.P. G. DELBOS
avec son aimable autorisation.

Les dessins sont de Simone TRISSON

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Les grandes étapes :

Les premières traces d'hommes !

Les premières traces de population remontent assez haut dans la Préhistoire: au Magdalénien supérieur (13-15000 ans av JC) dans la grotte sise au lieu-dit Les Graves où des gravures rupestres ont été découvertes représentant deux frises de chevaux, un corps de femme sans tête et un auroch.

-15000 ans

Occupation d'une grotte sous la falaise

Au Néolithique (2-3000 ans av JC), dans la grotte de La Moustarde située dans la falaise, un vase de l'époque Chasséenne (Néolithique) a été découvert (exposé à la mairie)

- 3000ans

Période Gallo-Romaine

De nombreux vestiges de l'époque Gallo-Romaine (poteries et fondations d'habitat) ont été mis à jour des deux côtés de la vallée du Lot, au pied des collines ainsi que sur les hauteurs à Septemont et au Mas de Vinance notamment.

0 - III° siècle

Période Mérovingienne

Une Nécropole de l'époque Barbare (IV° - VI° siècle) à été fouillée dans les années 1964-1968 et une cinquantaine de tombe inventoriées.

IV° - VI° siècle

Le village s'établit à son emplacement actuel

Faycelles fût d'abord un domaine du Duc d'Aquitaine "Fiscella villa Nostra", lit-on dans un document du IX° siècle, avant que l'abbé de Figeac (vers le XI° - XII° siècle) en devienne le seigneur. La construction du château (à la place de l'église actuelle) date de cette époque. La population qui vivait alors sous la falaise (qui en porte encore les traces) vint se mettre sous sa protection.

X° - XI° siècle

Les Anglais prennent le château..

En 1369, le château fût pris par les Anglais. Durant 25 ans, entre cette date et 1394 ou l'abbé de Figeac publia un "Edit de repeuplement", la population disparut entièrement. Elle se reconstitua tout au long du XV° siècle.

1369

Les guerres de religion

Un premier combat se déroule à Ferrières, en 1569, Après la défaite de Moncontour, le 3 octobre de cette même année, les princes de Navarre, de Condé et l'amiral de Coligny avaient ramassé ce qui leur restait de soldats, et s'étaient dirigés sur Montauban pour apporter à cette ville l'appui de leurs armes. La lutte est engagée. Elle va durer longtemps. Mais Faycelles bénéficiera, en cette circonstance, de conditions tout à fait favorables. Le château ne connaîtra pas, comme au temps de la Guerre de Cent Ans, la honte d'une capitulation.

XVI° siècle

Période Révolutionnaire Empire

A Faycelles, dirigé par la bourgeoisie, un calme relatif s'établit pendant la période Révolutionnaire. Deux soldats Bazelle, capitaines durant les guerres de la révolution et de l'Empire se distinguent. Les deux sont décorés de la Légion d'honneur. Etienne, amputé d'une jambe à Eylau (1807) sera fait Baron d'Empire par Napoléon à Wagram (1809)

Fin XVIII° siècle

Apogée du monde rural

La population atteint son apogée vers 1840. Elle compte 1250 habitants. Catastrophe du phylloxéra dans la seconde moitié du XIX° siècle: le vignoble est détruit, reconstitué avec des plants hybrides. On assiste à une exode vers la ville, les grands chantiers ferroviaires voire l'Amérique en pleine période de ruée vers l'or.

XIX° siècle

Guerres Mondiales

1914-1918: 38 morts, une saignée douloureuse, 6 victimes lors du deuxième conflit mondial, de nombreux prisonniers. La population en décroissance tombe à 418 habitants en 1962.

XX° siècle


FAYCELLES occupe un plateau situé sur les derniers contreforts sud-ouest du Massif Central, à cheval entre deux rivières : le Lot et-son affluent le Célé, à sept kilomètres de Figeac, sous-préfecture du Lot. C'est un très vieux village(1)

LA PREHISTOIRE.
Son existence est attestée vers la fin du IVe millénaire avant Jésus-Christ. La population vivait alors sous la falaise qui s'étend vers l'ouest de l'actuelle localité. La tradition le rapporte. Des traces encore visibles d'habitations le confirment, notamment des trous creusés dans la roche pour recevoir la charpente. Un très vieux cimetière, au milieu duquel, par la suite, a été construit un pigeonnier que l'on voit encore, témoigne d'une implantation humaine dans les environs. Surtout des fouilles récentes, pratiquées dans le sol d'une caverne dite "Crosa de la Mostarda", interdisent le moindre doute à ce sujet.
Conduites, plusieurs années durant, par une équipe compétente dirigée par M. Sauteron, elles ont révélé que l'homme a vécu sous cette falaise, au moins depuis le Chasséen. La découverte d'une très belle poterie datée de cette période, par M. Clottes, Directeur de la Circonscription préhistorique de Midi-Pyrénées, en fait foi. Peut-être aussi la présence, reconnue par un collaborateur de M. Clottes, d'ossements humains, au niveau de cette falaise, dans une galerie souterraine, explorée par le groupe spéléologique de Figeac-Capdenac - et notamment un faycellois : Jean-Claude Labascoules - à partir de la "Crosa del Pesquier" où prend sa source le ruisseau de Gaillot (2).
L'exploration de la "Crosa de la Mostarda"a donné, en gros, la stratigraphie suivante, en remontant les couches. Par 2,30 m environ de profondeur, de la poterie chasséenne, dont le vase mentionné plus haut ; vers 2,10 m, des tessons ocres et grisâtres, de facture grossière ; vers 1,95 m, une perle de collier en calcite, de forme et de dimension rigoureusement identiques à celle qui a été découverte sous le dolmen du Mas de Bessières, et qui a été datée du néolithique ; ainsi qu'une petite rondelle de bronze de 1,2 cm de diamètre ; Vers 1,80 m, une lame et des éclats de silex ; vers 1,65 m, un niveau très riche en ossements humains d'adultes et d'enfants, un pectoral taillé dans une défense de sanglier, poli ensuite ; vers 1,50 m, de la poterie gallo-romaine précoce, notamment cordée, de la fin de la Tène III, et en particulier une jarre funéraire, probablement à incinération, comme en témoignait à l'intérieur un mélange de cendres et d'os ayant subi l'épreuve du feu ; vers 1,35 m, de la poterie médiévale ; vers 1,05 m, des tessons médiévaux et gallo-romains tardifs, mélange très compréhensible si l'on songe que la répartition des débris jetés d'en haut ne se faisait pas également sur toute la surface, le cône de déjection ayant normalement tendance à monter plus vite au centre ; vers 0,90 m, des fragments de vases de la période médiévale ; vers 0,60 m, des traces de foyers et d'ossements d'animaux. Enfin, presqu'en surface, un squelette humain décapité (la tête a été retrouvée seule à quelques mètres de là) qui a été daté de 1210 environ par le Centre des Faibles Radioactivités de Gif-sur-Yvette.
Peut-on rêver d'un livre de famille plus précieux et plus précis que cette caverne dont il suffit de tourner en quelque sorte les pages, en effeuillant successivement les couches, pour y lire le passé des habitants de Faycelles, depuis le lointain Chasséen jusqu'au mouvement communal du XIIIe siècle de notre ère, en passant par le néolithique, le gallo-romain précoce et tardif, et par les différentes phases du Moyen Age (3).
Sans parler, bien sûr, des autres vestiges relatés ailleurs et qui témoignent dans le même sens, à savoir : les trois dolmens de Ferrières, de la Pierre Levée et du Mas de Bessières ; peut-être même d'un quatrième, aujourd'hui disparu, situé dans un autre lieudit, "Péira Levada", distinct de celui de Settemont, 

mentionné par Champeval de Vyers, et qui devait se trouver quelque part au carrefour des chemins de Balaguier à Fons et de la Graville Basse à Lascamps (4) ; les cinq haches de pierre déjà répertoriées auxquelles il convient d'ajouter une sixième récemment découverte (5).
Oui, Faycelles est un village très ancien.

LA PERIODE GALLO-ROMAINE.


Elle a laissé à Faycelles des traces nombreuses.
Outre l'abondante récolte de débris de poterie de cette époque recueillie dans la "Crosa de la Mostarda" ainsi qu'il vient d'être dit, quatre implantations de cette période ont été reconnues : à Settemont près de la Graville, au Cuzoul sur la route qui va du Mas du Noyer à la Cassagnole, au Pas du Rieu à la jonction de la plaine du Lot et des collines, au Mas de Vinance , dans le "Camp d'Andral" N° cadastral = 3 sur la parcelle Z-B. Partout, la tuile à rebord abonde. Les tessons récoltés permettent de dater l'implantation, de la Tène III au début du second siècle après J.C. La provenance de cette poterie est diverse. Certains fragments viennent de Gaillac, près de Cajarc, comme il ressort de la confrontation des motifs de décoration avec les travaux de M. Pauc sur ce site (6). D'autres sont d'origine étrangère : notamment une panse d'amphore, peut-être importée d'Andalousie, et divers débris, en provenance de Mon-tans sans doute, aux dires de M. Fouet, à l'expertise duquel ce lot a été soumis. D'autres, enfin, sont indigènes : la tradition gauloise est fortement représentée dans l'ensemble de la récolte. Ajoutons qu'à proximité, sur l'autre rive du Lot, en face de Gaillot, et au-dessous du Mas du Causse, dans un champ qui borde la route d'Ambeyrac à Lamadeleine, en dépit de deux millénaires ou presque de culture, et des divagations fréquentes de la rivière, l'abondance de la poterie gallo-romaine, récoltée à fleur de sol, après chaque labour, est telle qu'elle semblerait indiquer l'existence à cet endroit d'un atelier de potier particuliè-rement important, et comportant au moins cinq foyers à en juger par la répartition des tessons (7).
Il semble aussi qu'un temple romain ait existé jadis à Rigant, dénommé aujourd'hui Eglise Basse en souvenir de l'édifice chrétien qui lui succéda, qui fut désaffecté au XXVIIIe siècle, vendu comme bien national lors de la Révolution et dont il ne subsiste que des ruines. C'est là que se trouve actuellement le cimetière, toujours en service, et qui n'est autre qu'un de ces "cimetière de campagne" tels qu'on les implantait jadis avant notre ère, à distance des agglomérations par crainte des morts, que l'on enclouait parfois dans leur cercueil pour les empêcher de revenir inquiéter les vivants. Or, en 1968, le fossoyeur a découvert, à un niveau inférieur à celui de l'ancienne église, en un point qui ne permet d'établir aucune relation architecturale avec l'édifice chrétien, une base de colonne qui a été identifiée comme ayant appartenue à "un temple romain de campagne" et qui a été datée du IIe ou IIIe siècle après J.C. par un professeur d'archéologie de Rome, consulté à notre demande par le Docteur Lamasson qui nous a transmis le résultat de l'expertise.

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